Qui suis-je ? Y a-t-il quelque chose après la mort ?

 

 

Illusion

Chaque jour, du matin au soir, des pensées s’enchaînent dans ma tête, y compris quand je dors et quand je rêve.

A la fin d’une journée, j’ai peut-être produit 10 000 pensées… sur une année cela nous donne 3 000 000 de pensées, sur une vie, des centaines de millions …

Toutes ces pensées forment ce que l’on appelle notre histoire personnelle. Cette histoire personnelle est donc composée d’un grand nombre de pensées du type « Moi, untel, j’expérimente ceci ou cela, je dois faire ceci ou cela, je désire ceci ou cela, etc ».

 

A partir de là on peut définir la souffrance comme une pensée négative. Par exemple « Je suis malade, j’ai le cancer, mon conjoint ne m’aime pas, je suis nul, etc ». Et on peut définir le bonheur comme une pensée positive, par ex « J’ai réussi cet examen, je suis qualifié, je m’en sors bien, j’ai vaincu mes démons, la nuit obscure est derrière moi, etc ».

En résumé, tout ce qui est sensé nous donner du pouvoir, autrement dit tout ce qui est sensé donner du pouvoir à notre corps est positif, tandis que tout ce qui diminue son pouvoir est ressenti comme négatif. Cette vision est basée sur la pensée-racine suivante qui pose comme postulat à toute notre vie et à tous nos actes « je suis mon histoire personnelle, ni plus ni moins ».

 

 vie et mort

 

Vérité

Qui suis-je ?

Je suis ce qui est ici et maintenant. Ni plus, ni moins.

Je suis ce que je vois ici et maintenant. Pas seulement ce que je vois, mais en fait tout ce que je perçois. Les odeurs, les sons, les sensations, etc, les arbres, les voitures, les gens, etc, tout cela est moi.

En fait, je suis l’espace-temps.

 

Mais l’espace-temps, si il est perçu correctement, c'est-à-dire dans l’instant présent, est perçu différemment de la manière dont les gens ordinaire le perçoivent.

L’espace où je suis n’est pas un espace à 3 dimensions ; il est un espace sans dimension. Dans cet espace, il n’y a aucune séparation, aucune distance réel entre les objets et les gens. Comme sur la surface d’un écran de télévision, où les choses et les gens semblent aller et venir, alors que au niveau de l’écran lui-même, il n’y a aucun mouvement.

De plus, si l’on imagine que cet écran est la seule et unique chose qui existe, alors les notions d’intérieur et d’extérieur ne peuvent pas s’appliquer à lui, rien ne peut entrer ou sortir de cet écran.

Si la distance n’existe pas, consécutivement, le mouvement n’existe pas ; si le mouvement n’existe pas, consécutivement, le temps n’existe pas.

Si l’on reprend l’exemple de la télévision, on peut penser à une cassette vidéo : si un spectateur regarde un film, le temps semble exister, il y a une scène, puis une autre, puis une autre… il semble y avoir un passé, un présent et un futur.

Mais si par exemple on éjecte la cassette durant le film, passé, présent et futur s’évanouissent instantanément. En fait ces 3 temps sont contenus dans la cassette vidéo, mais la cassette vidéo elle-même est hors du temps, dans une sorte de présent éternel qui contient tout.

 

 

Que se passe-t-il après la mort, pour ce que je suis ?

Certain pensent que après la mort il n’y a rien, c’est le néant. Il s’agit en général des gens athées. D’autres pensent que après la mort, la vie continue sous une forme ou sous une autre ; il s’agit généralement des gens religieux.

En réalité, pour ce que je suis, la question ne se pose pas.

Imaginons que vous soyez en train de rêver, et que je réussisse à m’incarner dans votre rêve, afin de rencontrer votre corps de rêve et de pouvoir lui parler. Et imaginons que vous soyez en train de rêver que vous êtes accroché au-dessus d’un précipice et que votre chute et donc votre mort soient imminentes. Vous me demandez alors ce qui va se passer « après » ?

 

Que puis-je répondre ?

Je peux vous dire que après la chute, vous aller sombrer dans le sommeil profond, sans rêve, et vous allez alors entrer dans le schéma de croyance des athées.

Je peux vous dire que après la chute, vous aller sombrer faire un nouveau rêve, que vous allez « renaître », et vous allez alors sans doute entrer dans le schéma de croyance des gens religieux et de ceux qui croient en la réincarnation.

Je peux aussi vous dire la vérité « mon pauvre ami, tu es complètement dans l’illusion, le monde que tu vois ici et maintenant, le corps que tu crois posséder ici et maintenant, sont des illusions, ce sont en quelque sorte des créations magiques produites par ton propre esprit. Ici et maintenant, la seule chose qui est vraiment réel, c’est ton esprit ; le corps de rêve ainsi que le monde qui l’entoure sont illusoires, et à fortiori la relation entre ces 2 ! ».

Mais évidemment, même si cette phrase n’est pas très compliquée en elle-même, au niveau de conscience où vous êtes quand vous rêvez, autrement dit à un très bas niveau de conscience, ce type de parole ne pas être compris correctement. Vous allez sans doute penser que je suis fou !

Voilà pourquoi révéler la vérité aux hommes est aussi incroyablement difficile…

 

 

Moi et les autres

Qu’est-ce que le moi, le petit moi, le moi habituel et ordinaire ? C’est Dieu, Dieu le Père, Dieu le Tout-puissant, après qu’Il ait oublié Sa nature.

En oubliant Sa nature, Il chute dans une vision fausse du réel et devient imparfait. De son imperfection, la souffrance naît. Son imperfection consistant à croire que bonheur et souffrance existent réellement, et à désirer l’un tout en fuyant l’autre.

On peut expliquer cela en disant que si Dieu était toujours dans un état de perfection constant, il ne serait pas « Tout-puissant », mais seulement « Très-puissant ». Etre Tout-puissant consiste à faire – dans le même temps – l’expérience de la perfection et de l’imperfection, l’expérience du Nirvana et celle de la douleur, l’expérience du Royaume des Cieux et de la chute dans le monde des hommes.

Cette expérience qui transcende la dualité, est l’expérience que fait Dieu, Sa seule et unique expérience, qui est l’expérience d’un félicité suprême, d’une félicité non limitée, non entravée, qui contient tout, qui pénètre tout, le Royaume d’En-Haut comme le monde des hommes.

Cette félicité subtile est comme une présence, une présence infiniment aimante, infiniment attirante, infiniment mystérieuse…

Jésus a appelé cette présence « Amour ».

Les maîtres bouddhistes la décrivent comme une « Reine Merveilleuse », aux pouvoirs infinis, que ni les sots ni les sages ne perçoivent, alors que pourtant c’est la seule chose qui existe réellement.

 

Manifester cette présence dans notre quotidien est l’acte le plus altruiste qui soit, car en agissant ainsi, nous montrons à l’autre que cette présence existe, qu’il est vraiment possible de la vivre dans son quotidien, incitant par là même l’autre à suivre la voie qui conduit à ce niveau de perception.

 

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