MEDECINE DOUCE, MEDECINE ALTERNATIVE, PSYCHOBIOLOGIE

 

 

Bien que ce site soit dédié principallement à la spiritualité et aux moyens de parvenir à l'état de non-dualité, j'ai pensé qu'il pouvait être judicieux d'y inclure un chapitre liée à la psychologie. Ce chapitre s'adresse surtout à ceux qui pratiquent la spiritualité depuis des années, qui ont étudiés nombre d'enseignements, qui sont entrés en contact avec des maîtres spirituels authentiques, qui ont pratiqué diverses formes de méditation, mais qui malgré tout cela n'arrivent pas à changer réellement leur vie.

Qu'est-ce que la "psychobiologie" ?

Tout est symbolique. La psychobiologie part de ce principe de base.

Par exemple, si je perds la vue, c'est que il y a quelque chose dans ma vie que je ne veux pas voir. Si je tends à devenir sourd, c'est que il y a quelque chose que je ne veux pas entendre.

Si passe mes journées à manger, c'est parce que ma vie n'a pas de goût. Si je mange très salé ou très sucré, c'est parce que ma vie est fade.

Si je passe mes journées au lit, si je suis paralysé, dans un fauteuil roulant, c'est parce que je refuse de grandir, je refuse le monde des adultes.

Donc, à la racine de toute maladie, il y a un refus. Un refus d'une partie de la réalité, ou d'un aspect de la réalité. Ce refus est lui-même basé sur une pensée racine fausse et mensongère, qui fait apparaître la réalité comme imparfaite et provoque ainsi naturellement un refus intérieur.

 

Pour s'en sortir il faut :

1) Trouver et identifier précisément ce message toxique qui nous a été transmis et qui est en nous. Celui-ci agit comme un programme informatique malveillant, comme un virus.

2) Détruire ce message toxique, ce virus qui agit en nous et finit par nous faire vivre une vie qui n'a rien du tout à voir avec ce à quoi nous aspirons.

Bref, je crois que ce qui nous guérit fondamentalement de la maladie, ce n’est ni les médicaments, ni les traitements médicaux, c’est la compréhension du sens de la maladie, de ce qu’elle cherche à nous dire. Les médicaments et les traitements médicaux ont leur utilité et il ne faut pas les rejeter, mais ils ne résolvent pas le problème de la maladie à la racine.

Ci-dessous, quelques textes pour arriver à mieux se comprendre et à trouver la racine de nos problèmes.

 

1. L’EQUILIBRE DU CORPS ET DE L’ESPRIT

Nous pouvons, si nous considérons un être humain, le diviser en plusieurs parties. En 2 parties : le corps et l’esprit ; ou en 3 parties : le corps, la parole (le cœur) et l’esprit ; ou en 7 parties selon le système indien des chakras. Chaque partie peut être considérée comme un centre qui gère certaines fonctions et effectue certaines tâches.

Pour résumer, nous avons 2 centres. Le premier, situé dans le cerveau, gère l’activité mentale. Le second, le centre vital, situé dans le ventre gère l’activité physique. A partir de là, il est possible de « classer » notre perception selon 2 catégories, selon le fait que l’on soit sont centré sur 1er ou le second cerveau.

 

Personne centrée au niveau de la tête

Personne centrée au niveau du ventre

Tendance à être apathique

Tendance à être hyperactif

Tendance à trop peu manger

Tendance à trop manger

Tendance à avoir peu ou pas d’activité sexuelle

Tendance à avoir beaucoup d’activité sexuelle

Tendance à être trop inhibée

Tendance à être trop désinhibée

Tendance à trop peu parler

Tendance à trop parler

 

A chaque centre correspond une énergie. Le centre mental reçoit l’énergie qui vient d’en haut, l’énergie du ciel ; Le centre vital reçoit quant à lui l’énergie qui vient d’en bas, l’énergie de la terre.

« L'homme est un esprit habillé de chair. Il reflète en lui-même les lois de l'esprit et du corps. Le courant d'énergie vitale se manifeste dans l'humanité sur tous les plans, depuis le Moi absolu spirituel jusqu'au plan matériel, au corps. L'énergie qui se manifeste sur le plan spirituel le plus proche du Moi, est positive. L'énergie qui est la plus éloignée du Moi, c'est-à-dire celle qui anime le corps, est négative. L'énergie positive est vivifiante, la négative reçoit et conduit la vie.

Tant que les deux sont en équilibre, l'individu est en bon état physique et mental, mais dès qu'il oriente sa conscience unilatéralement vers le plan spirituel ou le plan physi­que, il ouvre la porte à des irrégularités de divers genres. Nous savons par expérience que ceux qui se consacrent exclusivement au travail mental sont tou­jours physiquement assez faibles et délicats. Les for­ces positives se développent au préjudice des négatives, et dans ces conditions le corps n'a guère de résistance.

Si cependant un tel individu, par des exercices ­yoguiques bien conduits, oriente sa conscience, au moins pendant quelques minutes chaque jour, vers les centres nerveux qui sont chargés de fournir au corps la force vitale, l'équilibre en est rétabli, son corps est renforcé et sa résistance accrue.

Lorsqu'un individu, allant à l'autre extrême, oriente essentiellement sa conscience vers le plan matériel, et ne s'intéresse qu'à beaucoup manger et boire, il en résulte également un état malsain qui rend susceptible à divers genres de souffrances. La prépondérance du physique (obésité et caractère obtus de l'esprit) est le résultat d'un tel déséquilibre chez l'individu. Ce sont là des exemples simples de troubles de l'équilibre dans un sens ou un autre. Dans ces cas, les plans matériel et mental se substituent l'un à l'autre dans leurs rap­ports entre eux. Néanmoins, il est possible aussi de pécher contre leur rapport normal si chacun de ces plans est considéré isolément, tout seul. »

(Selvarajan Yesudian)

 

Tous nos problèmes de santé, les maladies physiques et psychiques, bref la racine de tous nos maux, c’est un déséquilibre entre nos 2 cerveaux. En occident, on considère souvent qu’une personne qui a fait des études, qui par exemple est médecin ou ingénieur, est supérieure à une personne qui fait un travail de type manuel, comme par exemple maçon ou agriculteur. De plus, en Occident, beaucoup de gens vivent dans les villes ; et le béton nous empêche de recevoir les énergies qui viennent de la terre. Cela tend à créer un déséquilibre entre nos 2 cerveaux : le centre du mental tend à devenir tout puissant, tandis que le centre du vital tend à devenir complètement inhibé.

 

Conditions qui renforcent le centre mental

Conditions qui renforcent le centre vital

Activité intellectuelle et virtuelle

Activité physique et concrète

Nourriture frugale

Nourriture riche

Fumer, car cela augmente l’énergie « feu »

Boire de la bière ou du vin, car cela augmente l’énergie « eau »

Vivre en montagne

Vivre en plaine

Habiter aux étages supérieurs

Habiter au rez-de-chaussée

 

Le schéma ci-dessous, vénéré par les juifs, les chrétiens, les hindouistes et les bouddhistes, résume les conditions d’une santé parfaite. Le triangle qui pointe vers les bas symbolise l’énergie qui vient du ciel ; le triangle qui pointe vers le haut symbolise l’énergie qui vient de la terre.

 

 

religion etoile de david 7

 

Le 1er cerveau est lié à l’intelligence, le 2è à l’intuition. Si nous voulons résoudre une équation mathématique par exemple, nous avons besoin de l'intelligence; mais si nous sommes en forêt et que nous sommes perdus, notre intelligence ne nous sert à rien. Seule l'intuition peut nous aider. Pour avancer sereinement dans la vie, il est indispensable que nos 2 cerveaux soient valides.

Mais il est aussi indispensable que nos 2 centres soient actifs simultanément et non alternativement. Il est indispensable que lorsque nous avons une activité mentale, comme lire ou écrire, nous soyons conscient de notre corps et que celui-ci ait une bonne posture; et quand nous avons une activité physique, comme le jardinage par exemple, nous devons être conscient des mouvements que nous faisons, le centre mental lié doit être actif.

« Se détourner du monde extérieur n'est pas le bon chemin vers la spiri­tualité pour un Occidental, pas plus que l'abandon de sa spiritualité n'est le chemin de l'accomplissement pour l'Oriental. Tant que persis­tera cette dichotomie entre monde du dedans et monde extérieur, ou entre esprit et corps, l'homme n'aura pas accès au plein épanouissement de son sentir. Quand Jung met en évidence le trait d'union entre l'esprit et le corps, il montre qu'il est impossible de nier le corps au nom de l'esprit, et qu'il est tout aussi néfaste de nier l'esprit au nom du corps. Actuellement nous faisons les deux. Par les jeux Olympiques, nous rendons hommage au corps déspiritualisé ; dans nos écoles et dans nos bureaux nous révérons uniquement l'esprit. » (Dr. Alexander Lowen)

 

D'après le docteur Lowen, les hommes préhistoriques et les peuples primitifs sont comme les enfants, ils sont centrés dans leur ventre. Conséquence: il vivent dans un monde subjectif, un monde magique où toute chose semble habitée par un esprit, il y a dans ce monde un peu l'ambiance des rêves...

Au contraire, l'homme occidental est centré dans sa tête. Conséquence: il vit dans un monde objectif, régit par des lois et des règles, un monde totalement rationnel qui ne laisse aucune place au rêve, à la magie, ni à la perception que nous avions enfant...

 

Toutes les guerres, tous les conflits qui se produisent à l’extérieur de nous sont le reflet du conflit qui se produit en nous. Nos 2 cerveaux sont généralement en lutte pour prendre le pouvoir le contrôle de notre être, comme 2 partis politiques qui luttent farouchement pour le pouvoir. Des enfants sont victimes de leurs parents, des ouvriers sont exploités par leur patron : cela signifie que un des centres est dominant, tandis que l’autre est dominé. Bref, tous nos problèmes sont liés au fait qu’un centre domine l’autre, que notre esprit domine notre corps ou l’inverse. Quand un centre domine l’autre, cela dure un certain temps, puis les lois de la nature étant ce qu’elles sont, le centre dominé finit par prendre le pouvoir tôt ou tard, et à ce moment il se montre souvent cruel envers le centre qui l’a dominé.

 

Le Divin (Bouddha, Christ, etc) est constamment au-dessus de notre tête (on peut aussi le voir au niveau du chakra du cœur, mais en arrière de ce dernier). Lorsque nous nous ouvrons sincèrement au Divin, par le biais de la spiritualité, Il commence alors à descendre en nous et à transformer et diviniser notre être. Le Divin commence généralement par ouvrir les chakras supérieurs, vers la tête (mais pas toujours).

En effet, les chakras supérieurs correspondent au « civilisé » qui est nous. Il est rationnel, objectif, logique, etc. Il se tourne très facilement vers le Divin. Au contraire, les chakras inférieures, vers le ventre, correspondent au « sauvage » qui est nous. Il ne pense en gros qu'à manger, boire et dormir, au contraire du centre supérieur qui lui aime penser, imaginer, analyser, etc. C’est l’animal qui recherche l’activité sexuel (dont le but fondamental est la survie de notre espèce) ; l’esprit lui n’en a que faire…

 

En réalité, il est très difficile de faire pénétrer le Divin dans ces basses régions, qui sont liées à l'inconscient ; tandis que les chakras situés au-dessus du diaphragme gèrent le conscient. Quand on essaie de forcer l'animal en nous à pratiquer, à se tourner vers le Divin, cela ne marche pas : généralement il refuse de laisser la lumière du Divin le pénétrer, et si par extraordinaire il accepte, la lumière se change en ténèbre... Soit il refuse de se soumettre au Divin, soit il essaie de s'y soumettre, mais n'y arrive pas...

 

Le résultat, c’est que la plupart des disciples se retrouvent complètement divisés, complètement schizophrènes ! La partie supérieure de leur être vénère Dieu, et la partie inférieure fait n'importe quoi. On se retrouve comme Doc. Jeckill & MIstler Hide! C’est pour ça que certains peuvent faire des discours mystiques géniaux, à certains moments, et se comporter pire que les chiens et les porcs à d’autres moments.

 

« Un développement unilatéral de la conscience ou sa stagnation peuvent aussi être cause de nombreuses maladies graves, de troubles nerveux, et même d'affec­tions mentales.

Notre corps et notre esprit sont sains lorsque le courant positif de la force vitale qui se mani­feste sur le plan matériel, c'est-à-dire dans notre corps, est en parfait équilibre avec la force négative, c'est-à­-dire la force de résistance du corps. Dans de telles conditions, un équilibre s'établit entre la force vitale et la résistance du corps sur laquelle elle s'exerce.

Chez un individu situé sur un plan de conscience peu élevé, la tension du courant de force vitale qui se déverse dans son corps est à basse tension. Son système nerveux est adapté à une résistance correspondante. Parallèlement à un développement de la conscience, la tension du courant de force vitale augmente ; il s'ensuit que le pou­voir de résistance du système nerveux doit également augmenter. Si ce processus a lieu graduellement et dans un parfait équilibre, le système nerveux a le temps de se fortifier, parallèlement à l'accroissement de ten­sion des courants de force vitale, et de développer une résistance correspondante. Si, pourtant, le développe­ment a lieu au petit bonheur et par à-coups, le système nerveux tombe malade à cause des courants puissants et des changements brusques auxquels il n'est pas habitué, n'ayant pas eu le temps de se construire la résistance nécessaire.

Une situation semblable a lieu lorsque trop d'électricité est branchée sur un circuit. A ce moment le fil électrique, c'est-à-dire la résistance, brûle. C'est le système nerveux qui joue le rôle de résis­tance au courant vital et il se dérègle s'il est exposé à un courant soudain et extrêmement puissant. Des trou­bles fonctionnels se produisent, des inflammations et même la paralysie complète sont possibles. Les désor­dres survenants sur le plan de la conscience occasion­nent diverses maladies mentales. »

(Selvarajan Yesudian)

 

Pour en sortir, de cette division intérieur, la seule solution c’est de persévérer jusqu'au bout du chemin. Si les parties basses de notre être sont obstinées à refuser la descente du Divin, alors la seule solution c d'être plus obstiné qu'elles !

« Tu n'en sortiras pas, tant que tu n'auras pas porté ta croix jusqu'au bout ! »

(Jésus)

 

2. LES MEFAITS DE LA COMPLAISANCE 

En fait, la lutte qui a lieu entre les parties hautes et les parties basses de notre être, correspond à la lutte entre l’esprit et le corps, c'est-à-dire à la lutte entre l’adulte et l’enfant.

Quand l’adulte n’arrive pas à imposer sa volonté à l’enfant ou alors qu’il l’impose d’une mauvaise manière, le petit enfant va certainement développer un caractère très difficile : colère, irrespect, etc. Mais il faut savoir que aucun enfant n’est mauvais ; un enfant qui se comporte mal n’est que le reflet de la mauvaise éducation qui lui a été donnée.

Dans cette situation tout le monde est malheureux : l’adulte est malheureux, car le petit enfant refuse de faire ce qu’il lui demande. Et l’enfant est malheureux, car l’image qu’il a de lui-même est déplorable ; ou plus précisément, l’image de lui que lui renvoie l’adulte est déplorable, et dons il va agir en fonction de cette image négative que lui a donné l’adulte, et endosser le rôle du méchant, car il pense que c’est ce que la vie attend de lui.

En fait, lorsqu’il y a un conflit à l’intérieur d’une famille, il ne peut y avoir que des perdants. En effet, blesser ou faire du mal à quelqu’un avec qui on est lié, cela revient en définitive à se faire du mal à soi-même.

La clé pour sortir de cette impasse, c’est que l’adulte cesse toute forme de complaisance envers l’enfant. Il ne s’agit pas du tout d’être violent ou agressif envers l’enfant, mais simplement de lui reprendre le pouvoir qu’il n’aurait jamais dû avoir.

 

En effet, le monde dans lequel nous vivons est complexe, dangereux, etc. Ce n’est pas un monde adapté pour les enfants, ni pour les animaux d’ailleurs. Je parle des animaux, car il y a des gens qui leur donnent un pouvoir qu’ils ne devraient pas avoir. Prenons l’exemple des chiens : certains dorment dans le lit de leur maître, mangent dans la même assiette, etc. On pourrait croire que c’est un « cadeau » pour le chien, mais c’est en réalité exactement l’inverse : le chien se retrouve en position dominante, c'est-à-dire en position de celui qui prend les décisions, alors qu’il est dans un monde qui le dépasse complètement. Cela me fait penser au cas du premier singe envoyé dans l’espace : celui-ci était suffisamment intelligent pour comprendre qu’il était au cœur d’une expérience, mais pas suffisamment pour comprendre le sens ni l’intérêt de cette expérience. Conséquence : un stress terrible pour l’animal.

 

Concrètement, comment faire pour s’en sortir ?

Je pense que tout ce joue lorsque nous sommes confrontés à une situation ingérable. Ce qu’il faut savoir, c’est que aucune situation n’est ingérable pour un adulte véritable, pour un « adulte » au sens le plus fort de ce mot. Les enfants – et 99,99% des gens sont des enfants à l’intérieur – perçoivent toute chose comme étant soit un bien soit un mal. Un adulte, quant à lui, voit tout comme un défi.

La crucifixion de Jésus, par exemple, est effrayante pour ceux qui perçoivent le monde comme des enfants ; un adulte digne de ce nom ne verrait même pas où est le problème, il dirait un truc du genre : « Bon, je vois pas trop pourquoi ces gens veulent détruire ce corps en faisant des trous dedans… Mais ce n’est pas grave, si ça les amuse ! ».

La grande erreur, l’erreur fatale, c’est de vouloir « gérer » une situation « ingérable ». Il est incorrect de demander à un enfant de gérer l’ingérable, car c’est au-dessus de ses forces. Par contre, l’adulte peut sans problème gérer une situation ingérable, car pour lui, aucune situation ne peut être perçue comme ingérable.

 

Quand l’enfant essaye de gérer une situation qui le dépasse, il n’y arrive pas. Son réflexe, c’est alors de se mettre à se plaindre, voire à gémir. Bref, il va dire « non » à la situation qui se produit, il va refuser la réalité, refuser que ce qui est soit. Ce non va engendrer une souffrance qui va aller en s’accroissant, et cette situation de souffrance va provoquer un deuxième non dans le cœur de l’enfant, qui va refuser de souffrir à cause d’une situation qui le dépasse. Ce deuxième non va encore accroître la souffrance… Bref, c’est un cercle vicieux : plus je souffre, plus je refuse la souffrance, et donc plus la souffrance s’accroît. [1]

Ce qu’il faut faire face à une situation ingérable, c’est très précisément ne rien faire, en ayant le courage de reconnaître que dans cette situation on ne peut pas s’en sortir par soi-même. Cela a une conséquence en quelque sorte magique : l’adulte, autrement dit la partie la plus évoluée de notre être (Dieu le Père), passe au premier plan, et cela résout tout d’une manière magistrale.

Si l’on comprend bien ce qui vient d’être dit, alors il faudrait se réjouir de toute situation ingérable à laquelle la vie nous confronte. Je me souviens d’un mystique chrétien, contemporain de St-Thérèse d’Avila, qui dormait dans une minuscule cellule pour moine, non chauffée. Lorsque par exemple l’hiver il avait trop froid et percevait une voix qui commençait à se plaindre à l’intérieur de lui, il enlevait une épaisseur de vêtement, ou encore ouvrait la porte de sa cellule pour que le vent y entre…

 

En ce qui me concerne je pense utile de préciser qu’il n’y a pas un milligramme de masochisme en moi. Si je me suis confronté à des situations ingérables dans ma vie, notamment par le biais de l’alpinisme et de la marche en montagne, ce n’est pas du tout par masochisme, mais au contraire parce que seules ces situations me permettent de sortir le meilleur de moi-même et de me dépasser.

Etre confronté à la mort ici et maintenant permet de réaliser à quel point la vie est précieuse. C’est la présence de la mort qui donne un goût délicieux à la vie !

 

3. COMMENT EVITER LES CONFLITS
 

Comment éviter les conflits avec l'autre ?

Etre en conflit avec une personne de notre famille, avec un ami ou notre conjoint, avec un voisin ou qui que ce soit, dans une telle situation nous ne pouvons pas espérer être heureux et avoir le cœur en paix.

Comment en sortir ?

Si nous sommes en conflit avec une personne, si nous sommes mal à l’aise en sa présence, c’est parce que nous avons l’impression que cette personne nous juge négativement, et qu’elle ne nous comprend pas.

La première attitude – et c’est là le comportement habituel des chiens – consiste à réagir violemment à ce qui nous dit : « Tu n’as pas à me juger, tu n’as pas à me dire ça, salaud ! ». Il s’agit là d’une voie extrême, que l’on pourrait appeler extrême de la force.

La seconde attitude – et c’est là le comportement habituel des chats – consiste à ne pas réagir à ce qui nous dit, à la situation, et à fuir. Il s’agit là encore d’une voie extrême, que l’on pourrait qualifier d’extrême de la faiblesse.

L’attitude juste – l’attitude d’une personne vraiment consciente et lucide – consiste à réagir intelligemment à ce qui nous est dit : « Je vois que tu est en train de me juger négativement, peux-tu me dire pourquoi tu fais cela, car je ne le comprends pas ? »

En résumé, jugement et compréhension, pensée et vision, sont comme l’obscurité et la lumière : l’un exclue l’autre.



[1]Pour moi, le « Diable », c’est un petit enfant frustré, en colère, dans un corps d’adulte. Les serials killers, les néo-nazis, etc, selon moi ces gens sont comparables à des enfants de mauvaise humeur, mais qui possèdent un corps d’adulte, ce qui leur permet de produire des actes incroyablement nuisibles pour eux-mêmes et pour autrui.

 

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